mardi 15 février 2011

. I Am Computer .

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J'ai vu -OZ- et MUCC en concert et en dédicace.
Je sors plus souvent.
J'ai plus d'amis.
J'ai raté mes bilans.
Je fonce (j'essaie) vers mon avenir.
J'ai retrouvé Ariane.
Il reste 328Go de libres sur mon disque dur.
Je vais passer une semaine avec Zoé.
Je vais régulièrement au Starbucks avec Sarah.
Je m'intègre un tout petit peu plus dans le groupe C.
J'ai des Doc's blanches à pois noirs.
Je mets plus de couleurs dans mes habits.
Je vais voir girugämesh en mars.
J'ai progressé en dessin.
J'ai eu tous mes crédits en théorie mais aucun en atelier.
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Je suis très fatiguée ; je cours partout.
Mais ce n'est pas plus mal.
Je suis extrêmement heureuse.
Extrêmement.
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samedi 18 décembre 2010

One part of a chain



- Qui suis-je ? Qui suis-je censée incarner ? Que voyez-vous lorsque vous contemplez mon visage ? Mon visage ? … Il y a si longtemps que je ne l'ai pas vu. Non, ce n'est pas triste. Je ne m'y intéresse pas. Le piège c'est de se trouver une personnalité en se regardant. Se dire : « Tiens, j'ai de grands yeux, peut-être suis-je curieux. » Comment ? Non. Ce n'est pas une description de mes yeux, je vous l'assure. Aucun intérêt. La forme masculine ? Je l'ai choisi au hasard. Ce n'était pas masculin, c'était neutre, comme dans la langue allemande. Passons. Non. Non, je vous dis. Mon origine n'a aucune espèce d'importance, puisque je suis ici pour jouer. Il ne faut ni avoir d'origine, ni de personnalité, ni de visage. Et vice-versa jusqu'au dernier. Mon corps ? Oui, j'en ai un. Ah, c'était censé être drôle. Je n'ai pas le sens de l'humour ? Mais donnez-moi une pièce comique à apprendre et je vous ferai rire. Comment ? Un trait de ma personnalité ? Studieux ? Mais non, je me tue à vous le répéter. Jouer est ce que je fais, acteur est ce que je suis. Je bois les scripts comme on boit de l'eau; c'est un besoin vital. Vous comprenez, maintenant ? Quoi ? Je suis censé me connaître pour jouer ? Mais d'où sortez-vous donc ? Un fort tempérament, jouer un premier rôle ? Pas de ça chez nous ! Un acteur, un vrai, c'est celui qui est invisible en ville et qui s'illumine sur scène ! Comme un sapin de Noël ? Merci beaucoup pour la comparaison. Où en étais-je...? Je vous demande pardon ? Ah, oui, ces défauts-là, je les reconnais. Vaniteux, et qui aime s'écouter parler, je peux me reconnaître dedans, en effet. Vous avez l'air triomphant... Je dis que je me reconnais, mais je vois aussi les autres acteurs. Nous sommes tous sans substances, avant de nous nourrir de notre rôle. C'est comme cela, c'est bien assez, cela nous suffit. Nous l'avons choisi. Tenez, vous tentez de me connaître mais vous allez rapidement abandonner, car on se détourne vite de ceux qui ont laissé leur substance derrière eux. Je me suis défait de tout ce qui était moi pour être acteur. Ce n'est pas inné, ce détachement. Il faut avoir un plus pour faire ce que je fais, jouer, et ce plus se trouve dans le négatif. Je m'enlève des choses. Par exemple, j'ai mis longtemps à ne plus connaître mes mains. Vous pensez que cela est trop difficile ? Nous observons beaucoup trop nos mains, notre peau d'orange vers le bout des doigts, les cuticules, les petites blessures involontaires qui restent et s'installent, le tracé des veines sur le dos de nos mains. Nous les observons trop, si bien que nous perdons peu à peu l'essence même de nos mains. Mais, paradoxalement, j'observe si peu mes pieds que je ne saurais vous dire s'ils sont longs, ou plats, ou sains, ou si j'ai des mycoses. On apprend lentement à ne plus rien ressentir de son corps. Pourquoi vous énervez-vous ? Cela vous paraît contre-nature ? Vous n'êtes pas acteur, que pouvez-vous voir ou juger de moi ? Je sens mon corps seulement quand il n'est pas mien, voilà tout. Je l'habite quand je joue un rôle. Vous trouvez cela absurde, mais sachez que votre avis, l'avis des gens comme vous m'importe peu. Je ne veux que vos yeux et votre attention, le reste on le jette aux ordures, au feu, aux orties ! Quoi . J'ai donc l'air heureux ? Ah, je n'ai pas le temps d'approfondir la question, mais ne vous imaginez pas avoir percé ma carapace de néant. Je dois mettre mon costume. Comment ? Qui suis-je ? Ce soir je suis Ophélie.

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Pour Yaki, ma mère, ma soeur. Il y a longtemps, une longue conversation sur le théâtre. J'ai hâte de te voir.

jeudi 16 décembre 2010

Without you I'm nothing

Là, ça commence par la peine. Tu es enroulée dans ta couette, devant le radiateur soufflant, parce que tu ne manges plus assez pour produire de la chaleur. Tu vois le bordel sur ton bureau, sous ton bureau, sur ton lit, sur ton pouf, partout. Tu te sens mal, tu étouffes. Tu manques de vomir à la vue d'une tasse de thé laissée là depuis une semaine, surtout quand tu t'aperçois que la surface est recouverte de moisi. Voilà. Le lieu où tu dors est à ton image. Parfait, parfait.
Tu as un étrange mal de ventre, comme si les parois de ton estomac fondaient sous l'acide. Tu as mal, vraiment mal. Tu te prends une bonne déprime dans la tête, dans le silence parce que surtout, surtout, aucune chanson ne t'appelle. Il n'y a rien d'assez fort pour calmer la douleur. Tu regardes le réveil, tu ne veux parler à personne, tu as peur de dormir parce que le cauchemar de la veille te reste encore sur le cœur. Ton réveil sonne dans trois heures exactement. Tu soupires.
Le mal-être. Tu voudrais ne jamais rentrer chez toi, ne jamais remettre les pieds dans cette chambre repeinte par leurs soins. Tu as flanqué les cadres par terre mais la douleur ne s'est pas affaiblie, au contraire. Tu es en colère contre le silence. Tu voudrais bien rester dans la bulle que t'offre l'école, là où est ton autre vie. Tu tentes de repenser à la Fête des Lumières, qui a été si bénéfique, pour toi. De pouvoir rire de tout (surtout de tout) avec des gens qui sont drôles et qui ne se prennent pas la tête. C'était magnifique, mais ça ne suffit pas pour t'apaiser.
Ta peine se nourrit d'elle-même. Alors tu relis des manga, un peu au hasard. Tu écris tes brèves, deux, trois, avant de refermer ton ordinateur d'un claquement sec.


Mais là, ça va mieux.

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(Interdiction de prendre la photo, j'dis ça comme ça, mais c'est mon boulot et en plus des gens de ma classe.)

dimanche 14 novembre 2010

"Qu'y-a-t-il derrière ton dos ?" (Je suis sûre que tu regardes, là)

J'aime bien son sourire. Il me calme. On voit qu'il est plutôt heureux ; ses yeux ne sont pas tombants. Il est un peu gêné, il a accroché ses mains derrière son dos, comme un enfant qui n'aime pas qu'on parle de lui. Mais il sourit. Je l'aime. Puis Uruha c'est bien pour commencer un article.
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Dialogue avec Morgane 1, Morgane 2 et Itunes.

Où est-ce que je vais dormir en ce week-end de janvier ? Face de rat, vieille cinglée, Salope de dégénérée. - Je déteste la surdouée, je préfère la concierge. Fils de pute, fils de pute, Enfoiré, connard, taré. - Si je souris, ma peau craque, c'est dégoûtant. Grosse pouffiasse, Sale connasse, Va te faire enfiler. - Je me demande à quoi ressemble Selia, tout nu. Et d'ailleurs, on met un -e à tout nu ou pas ? Saloperie de gros boudin, - Deux jours seulement, bon. Vieille moche tu pues le chien. - Pourquoi c'est si difficile pour moi de faire un seul croquis ? CHANGE DE MUSIQUE MORGANE ! - Oh, ta gueule... Subete ni owari ga aru to suru nara (Même si on sait que tout a une fin) - Je voudrais dormir correctement, tu me fatigues trop, sérieux, toujours tu pars dans tes délires le soir, et comme je suis toi, je peux pas dormir. Futari wa kitto eien de (Nous espérons tous deux être éternels) - Il faut que je m'achète des bonbons. J'ai envie de bonbons. Ou des biscuits apéritifs. Tashika na mono nadonai to iu nara (Même si on dit que rien n'est sûr) - Hé, mes mollets sont musclés ! Puté, j'savais même pas que ça pouvait se muscler, un mollet. Futari no asu wo chikaeru yo (Nous, nous pouvons promettre notre futur) - C'est parce qu'il est japonais que Ruki aime tant les femmes attachées ? . . . - Dire que j'aurais pu balancer une vieille sous les roues du bus pour la journée de la gentillesse... . . . - J'arrive plus à écouter aucune des chansons qui sont en rapport avec toi. Je ne savais pas que la guérison était si lente, que les nuits étaient si longues. Je... Non.

Interlude.
Grande inspiration, je rouvre Itunes. - Cherche ! - Voilà. OH PLEAAASE FREEZE MY MALICE YEAAAH. - Tu te sens mieux, là ? OH PLEAAAAAASE RAPE ME IN THAT COLD EYE AND KINDESS. - Evidemment.

Fin de l'interlude.
Expiration. Ce qui est bien, quand on est une fanatique à la limite de la folie, c'est qu'à peu près n'importe quelle chanson un peu violente DU groupe parvient à évacuer la colère, la honte, la haine, le trop-plein de tout.
Moi j'aime bien être une fanatique ♥.
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Music : Enfant de putain - Sexy Sushi / RED - The GazettE / HOLE - The GazettE.

dimanche 7 novembre 2010

Treize marches moins une.

Article tout en images, avec une petite légende pour indiquer l'évènement. Histoire de. J'ai trouvé ça marrant, mais je te fist, lecteur.

Mon école, la classe hein ?
Je suis accro au café et à mon thermos Ikéa.

Extrait de carnet.
La même.

Allez, encore une.

Je suis célibataire et j'ai un peu envie de mourir, ces jours-ci.
Parce qu'on nous parle de Duchamp TOUT LE TEMPS.

Ma passion pour les Kinder Bueno craint, j'ai toujours peur que Jo-Wilfried Tsonga me fende le crâne avec sa raquette et me le pique.


Les deux pages à agrandir en cliquant dessus et à lire ensemble. Je lis ça en ce moment, c'est glauque, malicieux et reposant.

Kuroshitsuji, parce que Ciel le vaut bien.


Kazehaya, l'homme de ma vie.
Ma précieuse Zouille.

Incapable d'écouter autre chose que Gazette et Shaka Ponk.

Charlotte Lebon.

Le Dim Scene avec Neki et le Mal.

Et l'intégrale qu'on s'est fait en une nuit (bouh, je suis faible).
ANDREEEEEE ET OSCAAAAAR ç___ç !

Je dors grâce à ça.
C'est évolutif, j'en rajouterai selon mon humeur, mais là je suis juste terriblement fatiguée et en colère. A la revoyure, baby.